17. janvier 2018
Ces grands manèges m'ont toujours rendue malade, rien qu'à les regarder ! Épines dorsales tordues... Bruit de tonnerre et hurlements... Mal de mer, têtes ballottées... Et pourtant, me voici, malgré moi, embarquée sur un des ces horribles roller coasters craquants et déglingués. Je veux qu'il s'arrête. Je veux descendre. Des hauts, des bas. Trop de bas. Des journées où ma seule envie est de dormir parce que là au moins je n'ai pas mal et je ne pense à rien. Petite mort.
09. janvier 2018
Depuis Juillet dernier, alors que me soleil se prenait pour les feux de l'enfer, tout mon être me soufflait que quelque chose n'allait pas. Pourtant je partais en balade, à pied sur nos collines, avec notre mini caravane à la découverte de bastides et de moulins à eau et à vent, je riais, profitais de moments de joie et de calme. Mais des profondeurs montaient des vertiges, des fatigues soudaines, des pincements ou des douleurs diffuses dans mon dos, des envies de rien....
17. décembre 2017
Le verdict est tombé. Sans appel. Sans jugement non plus. La vie n'est pas juste, elle est. Et se termine pour tous de la même façon. Mais alors que nous nous efforçons tous d'oublier l'échéance, celle-ci vient de se rappeler brusquement à moi : le rideau est tombé. L'ennemi est dans la place... Il ne l'avait pas quittée. Il était juste caché, en attendant de resurgir ! J'avais cru en être débarrassée. J'avançais, confiante, sur le sentier des lucioles. C'était un peu trop beau...
11. décembre 2017
J'ai la boule au ventre. Boule noire. Lourde. Frousse bleue. Feux au rouge. Après quelques temps de légèreté, de balades dans les premiers froids de novembre, la tenaille s'est refermée sur mon dos et mes jambes. Douleurs intenses dans une hanche, m'empêchant de marcher, douleurs entre les omoplates et vers les épaules, cage thoracique fermée, respiration difficile... et des étaux enflammés, autour des jambes... En même temps les marqueurs cancéreux sont partis à la hausse. Et pas qu'un peu !
25. octobre 2017
Ce grand garçon, à l'humour aussi cocasse qu’aristocratique, nous avait prévenus avant d'aller caracoler de l'autre côté du miroir.... "Faites gaffe ! Ça passe très très vite !" Un jour, en effet, on s'aperçoit que l'on est vieux. De cette vieillesse dont il disait avec raison qu'elle était une saloperie. Celles et ceux qui prétendent que la vieillesse c'est formidable, que c'est l'âge de la sagesse, des voyages et du temps retrouvé, sont de foutus bonimenteurs !
19. septembre 2017
J'ai testé pour vous... un cancer bien invasif et angoissant avec son trio de traitements barbares : je ne recommande absolument J'ai testé ensuite une ostéoporose sévère et fracturante que je ne conseille pas non plus. J'ai testé plus tard une lymphangite : ce n'est pas agréable du tout et en plus c'est risqué : à éviter donc. J'ai encore testé une hydronéphrose et un début de pyélonéphrite. Oubliez ! Ça ne vaut rien. Et cerise sur le gâteau je teste actuellement ce dont tout le monde parle...
19. août 2017
A peine revenue de Sète, et en l'espace de moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, je me retrouve aspirée vers les bas-fonds de mes angoisses. Il a suffi d'un rien. D'une feuille de bilan sanguin et de quelques lignes portant l'étoile rouge d'une "anormalité". Les unes révèlent une insuffisance rénale. Les autres un marqueur cancéreux (CA15-3) en hausse. Il n'en fallait pas plus pour plonger. Le Dr Garrigue est en vacances jusqu'au 1er août...
28. juillet 2017
Le jour se lève. Depuis mon lit j'ouvre les yeux et écoute. Entre les interstices du volet électrique baissé, la clarté s'intensifie. La Tramontane descendue de l'arrière pays fait murmurer les parasols des hauts pins qui entourent la maison. Halein déjà chaude qui laisse deviner une nouvelle journée caniculaire. Des tourterelles commencent leur causerie monotone Coucouroucou Coucou, Coucouroucou Coucou. Je me lève pour le pipi du matin, puis me recouche avec délice dans la douceur de mon lit.
16. juin 2017
Chrysanthème - 2009 - exposition sur l'île de Enoshima
Je l'ai appelé "mon Chrysanthème", ce sein gauche dont j'ai accepté l'amputation définitive. Parce qu'il m'a semblé indispensable de le sacrifier si je voulais sauver le reste. Je le pense toujours. Et je ne regrette pas cette décision. Mais le sacrifice ne fut pas anodin. Ni sans larmes. Souvent cachées. Nous, mon corps, mes cellules, mon esprit : MOI, en mon entier, en mon ensemble, nous en avons donc décidé ainsi. Et le deuil a commencé à partir de l'instant où cette décision...
11. mai 2017
Clin d’œil à mon grand "petit frère", avec ce titre et cette photo ! Pour autant, si mon sujet est bien "The Cure", je ne vais pas évoquer ce groupe mythique de rock britannique, son ambiance sonore particulière et ce look si reconnaissable, charbonneux et hirsute, voire arachnéen, emblématique du leader Robert Smith... Désolée frangin ! Tu me pardonneras. Non, "The Cure," ce ne sera pas non plus ces rubans roses et ces courses à pied que nos sociétés bien pensantes et...

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